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SEBASTEN PICAULT NOUS DECLARE: « Je ferai encore mieux la prochaine fois »
Où en étions nous restés après ce petit moment d'absence ?
Ah oui un dimanche nous vaquions de ci, de la, qui en famille, qui sur le chemin côtier. Certains à l'autre bout du monde, d'autres se préparant à y partir, quelques uns au soleil d'une grande fête populaire. Tous les yeux rivés sur la montre aux alentours de 14 heures.
Paf, ils sont partis. Le cœur se serre un peu en les imaginant concentrés, tendus et seuls. C'est pas rien cette histoire quand même.
En fin de soirée au premier pointage...Tiens. Une bouée de dégagement si loin de la ligne de départ au nord est, tout près de la côte. A la côte même et en regardant de près, entre l'église et la mairie. Why not et pourquoi pas comme dirait l'autre. Retour aux instructions de course, coups de téléphone. Y'a du carambar dans la choucroute. Erreur de positionnement des balises. Quelques heures après tout est rentré dans l'ordre. Kickers est dans le bon peloton. 8 ème? Accroche toi pépère.
A la sortie de la nuit, c'est une autre histoire. Au début on se dit: « malin le Sébastien il fait le coup de la retraite élastique ». L'élastique se tend de point en point. Ca tourne vinaigre. On ne remerciera jamais assez tous ces employeurs qui nous ont autorisés à utiliser internet pendant les heures de travail. Tous ces amis qui nous ont vu quitter la table conviviale pour un arrêt aux stands.
Et nous voilà à la Corogne, joli port de pêche. Pour réparer car dans la première nuit Sébastien nous a fait un beau saut périlleux. Picault salto, le peuple aura ta peau! Erreur de jeunesse et Pic a su rester jeune. Et pas même moyen de faire allo de Corogne. (D'ac elle est Lourdes celle la). 300 milles dans la vue. 2 jours d'arrêt. Bricoli-bricola. On craint l'abandon. Une lecture hâtive du tableau de classement nous y fait croire.
Merde.
Allez Seb on pense à toi. Déconne pas. Prend pas de risques, mais déconne pas. Au moins jusque Madère.
Ca repart. Scotchés à l'écran. Last but not least.
Et il revient du diable Vauvert. Il donne tout et petit à petit il les reprend ces foutus 300 milles.
Bon dernier. Non! Bon avant dernier oui. Mais quelle pugnacité! Quel engagement. Chapeau Sébastien.
Au téléphone à Funchal...pas terrible. « Je m'en veux » . « C'est de ma faute » « J'suis un vrai con » Tu vois Pic quand on te l'disait...Le bateau est touché sérieusement. Mais il veut continuer, courir sa chance, relever le défi. Pour lui bien sur. Mais aussi et peut être surtout pour tous les gens qui croient en lui. Jacques Royer qui l'encourage. Sa famille. Ses potes.
Le téléphone chauffe. Et Super Pierrot saute sur Funchal. Sic n'est plus Peul. On s'organise et Pierre embarque à Roissy avec sa caisse à outils.. A Funchal Sébastien qui bosse déjà gère le chantier.
Et à la fin ça le fait.
Bateau prêt. Moral revenu.
Bahia, nous voilà.
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