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La préparation et ses enjeux
Un coureur au large n’est pas simplement doué pour la course, pour le bateau ; il est avant tout un passionné et un travailleur acharné ! La course au large est un milieu hautement compétitif, tous les coureurs ont à cœur de donner le meilleur d’eux même.
Mais alors qu’est ce qui fait la différence entre les marins ? Eh bien la préparation !
Qu’entendons nous par préparation ?
La préparation pour la course au large s’étend du domaine technique, au domaine sportif en passant par le physique et le mental. Dans la mesure où la voile est un sport dépendant d’une machine, le bateau, plus ce dernier est prêt, moins on casse, plus on peut se consacrer au reste : réglages des voiles, météo, tactique et stratégie… mais aussi sommeil, nourriture etc… La préparation technique est donc cruciale. Sur un bateau bien prêt, le marin peut partir serein et consacrer son énergie à faire avancer le bateau là où il faut et comme il faut.
La préparation sportive
Une course se gagne sur un bateau qui va vite, mais grâce à des réglages fins, une stratégie efficace, une lecture de la météo juste… tous ces aspects aussi se travaillent ! Entrainements, sur l’eau et à terre, seul, avec les autres concurrents, et avec un entraineur, des intervenants extérieurs, spécialistes dans leur domaine. Pour la saison 2011, Sebastien s’est entouré de Tanguy Leglatin pour l’entrainement sportif mais aussi de …… pour la météo, la tactique et la stratégie. Autant d’aides visant à réussir les courses.
La préparation physique
Un bateau prêt, un marin sachant naviguer, prévoir, régler… ça ne fait pas tout ! Pour envisager d’être vraiment performant, il faut que l’Homme sur le bateau soit prêt physiquement ; Le sommeil est une dimension critique dans la course sur du moyen ou long terme, dormir peu, dormir bien, ça ne s’invente pas ! Alors on travaille, on travaille ! Il faut aussi apprendre à se nourrir convenablement, pour subvenir à ses besoins, il faut que le corps soit prêt à fournir des efforts intenses, comme un sprint, mais aussi à tenir la distance, comme un marathon… et personne ne court un marathon sans préparation ! Alors là aussi, pas de secret, il faut se préparer, il faut travailler !
En somme, un bon marin est donc bien un navigateur doué, mais surtout un navigateur qui travaille pour devenir meilleur, pour être prêt sur tous les aspects de la course.
Toujours pareil ?
Chaque course est différente, surtout dans le programme de Seb et de Kickers : La solitaire du Figaro par exemple est réputée pour être une régate au large, une course au contact, avec des étapes courtes mais très intenses ; les coureurs dorment peu ou pas, il faut en permanence « être dessus », ne rien lâcher… D’un autre côté, la Charente Maritime Bahia Transat’ 6.50 est un marathon, une première étape d’une petite dizaine de jours, puis une étape de trois semaines… les enjeux sont différents, il faut tenir sur la distance, garder l’esprit lucide, traverser de nombreux systèmes météos, prévoir, et s’adapter sans cesse... Les courses sont différentes, la préparation l’est donc aussi !
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